Empathie en pharmacovigilance : faut-il choisir entre écoute et efficacité ?
En bref
- Un appel mal géré = des informations perdues
- Un appel trop “robotisé” bloque l’interlocuteur
- Un appel trop libre devient inexploitable
- L’écoute permet d’obtenir des données plus fiables
- Le bon équilibre repose sur une méthode claire
En pharmacovigilance, l’empathie et la rigueur ne s’opposent pas : elles conditionnent ensemble la qualité des données collectées.
“Je ne sais pas si c’est lié au traitement… mais depuis quelques jours ça ne va pas.”
Ce type d’appel est fréquent.
Au téléphone, il ne s’agit jamais d’un simple cas à traiter.
C’est une personne qui cherche à comprendre ce qui lui arrive.
Elle hésite.
Elle mélange parfois les informations.
Elle ne sait pas toujours par où commencer.
Et de votre côté, vous devez :
- comprendre la situation
- récupérer des données précises
En pharmacovigilance, l’empathie joue un rôle direct dans la qualité des informations collectées lors des appels.

Pourquoi l’empathie en pharmacovigilance est indispensable ?
Lorsqu’un interlocuteur ne se sent pas écouté, plusieurs choses se produisent :
- il abrège l’échange
- il reste imprécis
- il oublie des éléments importants
- il peut même interrompre l’appel
Ce que vous perdez à ce moment-là :
- une chronologie fiable
- des symptômes détaillés
- un contexte utile
Lorsqu’il se sent compris :
- il structure mieux son discours
- il apporte des précisions
- il corrige ses propres informations
👉 Les données deviennent plus fiables dès le premier appel
L’empathie, ce n’est pas “être agréable”. C’est permettre à l’interlocuteur de s’exprimer correctement.
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Pourquoi vouloir aller trop vite dégrade la qualité des appels
Dans de nombreuses organisations, l’objectif est de :
- limiter la durée des appels
- standardiser les échanges
- aller directement aux questions clés
Sur le papier, cela semble efficace.
Dans la pratique :
- l’interlocuteur se ferme
- les réponses deviennent partielles
- certaines informations disparaissent
Résultat : vous devez parfois recontacter la personne ou traiter un signalement incomplet.
👉 Vous perdez du temps et en précision.
Un interlocuteur écouté devient plus clair.
Ce n’est pas l’appel qui est plus long, ce sont les erreurs qui sont évitées.
Empathie pharmacovigilance : quel impact sur la qualité des signalements ?
La qualité d’un signalement dépend directement de la manière dont l’appel est conduit.
Si l’interlocuteur :
- ne comprend pas les questions
- ne se sent pas à l’aise
- est interrompu trop rapidement
👉 les informations collectées deviennent fragiles.
À l’inverse : l’empathie en pharmacovigilance permet de sécuriser la collecte dès le premier échange.
Elle favorise :
- une meilleure compréhension des symptômes
- une chronologie plus précise
- une description plus complète
👉 Le signalement est plus exploitable immédiatement
Ce qui se passe réellement pendant un appel
Un appel en pharmacovigilance est rarement neutre.
Il s’agit souvent :
- d’une inquiétude
- d’un effet indésirable mal compris
- d’un doute sur un traitement
- parfois d’une situation urgente
Dans beaucoup de cas : la personne ne sait pas structurer son discours
Si vous enchaînez directement les questions :
- elle se désorganise
- elle répond partiellement
- elle oublie des éléments
Si vous laissez l’échange totalement ouvert :
- vous perdez le fil
- les informations deviennent difficiles à exploiter
Le problème ne vient ni de l’écoute, ni du cadre. Il vient de l’absence d’équilibre entre les deux.
Empathie vs process : ce qui ne fonctionne pas
| Trop d’empathie | Trop de process |
|---|---|
| L’échange devient confus | L’échange devient rigide |
| Difficulté à structurer | L’interlocuteur se ferme |
| Perte de temps | Informations incomplètes |
| Données peu exploitables | Données biaisées |
👉 Dans les deux cas, la qualité du signalement est impactée
Ce qui fonctionne concrètement
Un appel efficace repose sur une méthode simple.
1. Laisser un espace de parole au début
Quelques secondes permettent de poser le contexte.
2. Structurer rapidement l’échange
Vous guidez la conversation :
- chronologie
- symptômes
- traitement
3. Reformuler systématiquement
Vous validez :
- ce qui est confirmé
- ce qui reste flou
- ce qui doit être précisé
👉 C’est cette étape qui garantit la qualité des données collectées
Pourquoi cet équilibre est difficile à maintenir
Ce type de gestion demande de l’expérience.
Il ne suffit pas de :
- suivre un script
- poser des questions
Il faut savoir :
- quand laisser parler
- quand cadrer
- quand approfondir
👉 Ces compétences se développent avec la pratique
Pourquoi certains laboratoires externalisent la pharmacovigilance
Maintenir ce niveau de qualité en interne implique :
- une disponibilité continue
- une formation spécifique
- une gestion des variations d’appels
- un suivi qualité constant
👉 C’est pourquoi certains laboratoires choisissent une externalisation de la pharmacovigilance 24/7 pour laboratoires pharmaceutiques
L’objectif est de :
- garantir une qualité homogène
- structurer les échanges
- fiabiliser les données collectées
Quand l’écoute devient déterminante
Certaines situations amplifient les difficultés :
- effets indésirables graves
- interlocuteurs très inquiets
- appels en dehors des horaires classiques
- informations difficiles à interpréter
Dans ces cas-là, la qualité de l’échange est déterminante.
👉 Ces situations sont détaillées ici : gestion de crise en pharmacovigilance
Ce qu’il faut retenir
Un appel mal géré entraîne :
- une information incomplète
- un signalement difficile à exploiter
- un traitement moins fiable
L’empathie en pharmacovigilance n’est pas un complément.
Elle influence directement la qualité des données collectées.
Conclusion
En pharmacovigilance, il ne s’agit pas de choisir entre :
- écouter
- aller vite
Les deux sont liés.
Un appel efficace repose sur :
- une compréhension précise
- une structuration claire
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