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En bref :

  • Chaque appel doit permettre de recueillir des informations précises et exploitables
  • La qualité du recueil téléphonique conditionne directement la qualité du dossier
  • Quatre informations sont obligatoires pour qu’un cas soit considéré comme valide
  • Le téléphone reste un canal majeur de signalement en pharmacovigilance
  • Une collecte structurée limite les risques d’erreurs et les écarts de conformité

Chaque appel de pharmacovigilance représente une opportunité de renforcer la sécurité des patients.
Lorsqu’un patient, un professionnel de santé ou un proche contacte un laboratoire pharmaceutique pour signaler un effet indésirable, les informations recueillies vont servir de base à l’ensemble du processus d’analyse.

La qualité du recueil téléphonique est donc essentielle.
Une information oubliée, incomplète ou mal retranscrite peut compliquer l’évaluation du cas et ralentir son traitement.
Mais concrètement, quelles informations doivent être recueillies lors d’un appel de pharmacovigilance ?

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Pourquoi le recueil d’informations est-il si important en pharmacovigilance ?

La pharmacovigilance repose sur l’analyse des signalements reçus après la mise sur le marché d’un médicament.

Pour évaluer correctement une situation, les équipes de pharmacovigilance ont besoin de données fiables.

Le premier échange téléphonique constitue souvent la principale, parfois l’unique, source d’information disponible.

Une donnée oubliée, mal retranscrite ou absente peut compromettre l’évaluation du cas, retarder sa prise en charge et, dans les situations les plus critiques, exposer l’organisation à un risque de non-conformité réglementaire.

En France, les laboratoires doivent transmettre tout effet indésirable grave suspecté dans un délai maximum de 15 jours calendaires après réception de l’information, et tout effet indésirable non grave suspecté au plus tard dans les 90 jours. (source : sante.gouv)

La qualité du dossier dépend donc directement de la qualité des questions posées et des informations recueillies.

Quelles sont les informations indispensables pour valider un cas ?

Un cas de pharmacovigilance est considéré comme valide lorsqu’il contient quatre éléments essentiels :

  • un patient identifiable ;
  • un déclarant identifiable ;
  • un médicament suspect ;
  • un effet indésirable suspecté.

Ces quatre critères constituent le socle minimal de tout dossier. En leur absence, aucune analyse n’est possible et le cas ne peut être enregistré dans les systèmes de pharmacovigilance.

Quelles informations doivent être recueillies sur le patient ?

Les informations relatives au patient permettent de contextualiser le signalement.

Selon les situations, les éléments suivants peuvent être demandés :

  • âge ;
  • sexe ;
  • poids ;
  • taille ;
  • antécédents médicaux ;
  • pathologies connues.

Ces données permettent aux équipes de pharmacovigilance d’évaluer le contexte clinique dans lequel l’effet indésirable est survenu et d’identifier d’éventuels facteurs confondants.

Quelles informations doivent être recueillies sur le déclarant ?

Le déclarant doit pouvoir être identifié.

Les informations recueillies peuvent inclure :

  • nom ;
  • prénom ;
  • profession ;
  • coordonnées ;
  • établissement de rattachement.

Cette identification est indispensable : elle permet aux équipes de pharmacovigilance de recontacter le déclarant pour obtenir des précisions complémentaires, notamment si le dossier nécessite un suivi ou une réévaluation.

Quelles informations faut-il recueillir sur le médicament concerné ?

Le médicament suspect est un élément central du dossier. Un recueil précis conditionne la qualité de l’analyse causale. Les informations généralement recherchées sont :

  • le nom du médicament (dénomination commune internationale et nom de spécialité) ;
  • le dosage et la forme pharmaceutique ;
  • la date de début du traitement ;
  • la date d’arrêt éventuelle ;
  • la posologie utilisée (dose, fréquence, voie d’administration).

Plus ces informations sont précises et documentées, plus l’instruction du dossier sera facilitée.

Comment décrire correctement l’effet indésirable ?

L’effet indésirable doit être décrit avec le plus de précision possible, sans interprétation ni reformulation de la part de l’opérateur.

L’objectif est de retranscrire fidèlement les informations communiquées par l’appelant.

Les éléments généralement recherchés sont :

  • la nature et la description des symptômes observés ;
  • la date d’apparition ;
  • la durée et l’évolution ;
  • les éventuelles conséquences médicales (hospitalisation, incapacité, mise en jeu du pronostic vital).

Une description détaillée et non interprétée améliore considérablement la qualité du dossier et facilite le travail d’imputation des équipes spécialisées.

Pourquoi les informations chronologiques sont-elles importantes ?

La chronologie est un pilier de l’analyse en pharmacovigilance. Elle permet d’évaluer la plausibilité d’un lien de causalité entre le médicament et l’effet observé.

Les équipes de pharmacovigilance cherchent à reconstituer précisément :

  • la date de début du traitement ;
  • la date d’apparition des symptômes ;
  • la date d’arrêt du traitement, si applicable ;
  • l’évolution de l’événement après l’arrêt ;
  • la réapparition éventuelle des symptômes en cas de reprise.

Cette séquence temporelle est souvent déterminante dans l’évaluation de l’imputabilité.

Quels éléments complémentaires peuvent être utiles ?

Selon la nature du cas, des informations additionnelles peuvent apporter un éclairage significatif :

  • traitements associés (médicaments concomitants) ;
  • résultats d’examens biologiques ou cliniques ;
  • hospitalisation éventuelle et durée ;
  • évolution après arrêt du traitement ;
  • réintroduction du médicament et effet observé.

Ces éléments, bien que non obligatoires pour la validation du cas, peuvent considérablement améliorer la qualité de l’analyse causale.

Pourquoi certaines informations sont-elles parfois oubliées lors des appels ?

Le recueil téléphonique de pharmacovigilance reste un exercice exigeant, soumis à de nombreux facteurs de variabilité. Les principales causes d’oubli ou d’erreur identifiées sont :

  • le stress ou l’état émotionnel de l’appelant ;
  • la complexité clinique du cas ;
  • l’absence de procédure structurée ou de guide d’entretien ;
  • un niveau de formation insuffisant des opérateurs ;
  • un volume d’appels important générant une pression temporelle.

C’est précisément pour cette raison que les équipes en charge du recueil doivent être formées aux exigences spécifiques de la pharmacovigilance et s’appuyer sur des processus documentés et régulièrement audités.

Quel rôle joue un centre de contacts spécialisé dans le recueil des signalements ?

Un centre de contacts spécialisé en pharmacovigilance assure plusieurs missions critiques :

  • réception et qualification des appels entrants ;
  • recueil structuré des informations selon les référentiels en vigueur ;
  • traçabilité rigoureuse de chaque échange ;
  • transmission sécurisée des données aux équipes de pharmacovigilance ;
  • respect des procédures qualité et des délais réglementaires.

Son rôle est de garantir un recueil fiable et conforme dès le premier contact, en limitant le risque d’erreur humaine et d’écart de conformité.

Chez absys, les équipes dédiées aux appels de pharmacovigilance opèrent depuis 15 ans pour le compte de laboratoires pharmaceutiques. Elles s’appuient sur des processus rigoureux, modélisés dans notre outil Osvaldo, pour sécuriser la qualité des informations collectées tout en garantissant une expérience fluide pour les appelants.

Ce qu’il faut retenir — Informations à recueillir en pharmacovigilance

CatégorieInformations clés
PatientÂge, sexe, poids, antécédents, pathologies
DéclarantNom, profession, coordonnées, établissement
MédicamentNom, dosage, forme, posologie, dates de traitement
Effet indésirableSymptômes, date d’apparition, durée, évolution, conséquences
ChronologieSéquence traitement / symptômes / arrêt / évolution
Éléments complémentairesTraitements associés, examens, hospitalisation

Quels bénéfices apporte un recueil structuré des informations ?

Conclusion

Lors d’un appel de pharmacovigilance, chaque information compte.

L’identification du patient, du déclarant, du médicament concerné et de l’effet indésirable constitue la base du dossier, mais de nombreuses données complémentaires permettent d’améliorer l’analyse des cas.

Une collecte structurée, réalisée par des équipes formées et appuyée par des procédures adaptées, contribue directement à la qualité de la pharmacovigilance et à la sécurité des patients.


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